Dans notre métier, on rencontre souvent des pratiques
douteuses.
On se console comme un peu après une mésaventure en se
disant que c'est un cas isolé et qu'il ne faut pas
généraliser.
Le cas d'un confrère face a la plateforme Wilogo est
édifiant (toute l'histoire sur :
http://www.mariejulien.com/?post/2008/03/27/Wilogo-et-nous%3A-suite-et-presque-fin)Pour résumé Wilogo est une "communauté" qui propose des
prestations graphiques pour les entreprises.
L'idée de départ était de pouvoir proposer aux petites
entreprises et aux associations un logo fait par des
professionnels en toute connaissance de cause et a pris
modique.
Le souci c'est que comme souvent, ça a dérapé.
L'aubaine étant trop belle, certaines sociétés, très
connues et vraiment pas dans le besoin, ont opté pour
cette solution.
Inkboy, parmis d'autres, a dénoncé cette pratique sur
son blog, ce qui à mon sens est légitime pour un
professionnel qui se respecte.
Seulement la liberté d'expression n'est une liberté que
tant qu'elle reste politiquement correcte et qu'elle ne
dérange personne.
Aujourd'hui Inkboy se voit menacé de poursuites
judiciaires pour avoir relaté des informations vraies
et légales mais qui font ombrage à l'action marketing
de Wilogo (car c'est bien du marketing aujourd'hui).
En tant que graphiste, je suis indigné par de tels
procédés d'intimidation, nous vivons encore dans un
état de droit.
En plus de faire du tort a toute la profession en
bradant notre métier, ils voudraient qu'en plus, ça se
fasse dans le silence.
Je relaie donc ces informations pour apporter mon
soutien à mon confrère que je respecte et que j'estime.
Robin des bois, travaille pour le roi ... mais ça ne
veut pas dire qu'il n'y a plus personne pour prendre la
relève.
La lutte contre la censure est-elle soluble dans les
intérêts personnels de Wilogo ?
Je me permet de poster ici car je crois à l'éthique du
métier de graphiste et que je ne conçois pas mon rôle
comme uniquement une vente d'idéogrammes colorisés.
Merci de relayer l'information le plus largement
possible.